Étude ANIMATE : régulation émotionnelle et profil d’empathie

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Enjeu

La régulation émotionnelle (la capacité à agir sur ses propres émotions) et l’empathie (la capacité à ressentir les émotions d’autrui) contribuent chacun au maintien d’une bonne adaptation à l’environnement affectif. Ces processus participent ainsi à la santé psychique des individus, notamment dans les situations de fortes contraintes professionnelles et/ou personnelles (épisodes de stress). Cependant, les relations exactes entre qualité de l’empathie, régulation émotionnelle et adaptation au stress sont encore relativement mal connues.

Ces travaux en recherche fondamentale ont pour objectif de mieux comprendre le rôle de l’empathie, de la régulation émotionnelle et de leur interaction dans l’adaptation aux contraintes émotionnelles. Objectif : révéler les processus en jeu dans la dynamique des pathologies de stress émotionnel, tel le burnout. En retour, les résultats de cette étude permettront d’élaborer et de perfectionner des dispositifs d’évaluation, d’entraînement et de remédiation de l’empathie et de la régulation émotionnelle à destination de la population générale ou clinique.

Méthodologie et résultats attendus

En partenariat avec l’Institut de Recherche Biomédicale des Armées, nous menons une étude multicentrique à large échelle sur une cohorte de plus de 150 participants adultes sains. Le but de cette étude est de caractériser des profils d’empathie et leur lien avec la manière dont on régule nos émotions et oriente notre attention à travers une approche multimodale.

Les aspects conscients des processus de régulation affective sont mesurés par une batterie de questionnaires psychométriques. Les mécanismes attentionnels liés à l’empathie sont quantifiés par oculométrie, une technique qui permet de mesurer les différentes stratégies d’exploration visuelle lorsque l’on présente des visages émotionnels. Enfin, la régulation affective implique une réponse corporelle qui est mesurée par l’enregistrement de signaux physiologiques (activité cardiaque, respiratoire et micro-sudation).

Prochaines étapes

Les résultats obtenus sur la première phase de cette étude en neurosciences cognitives sont en cours de traitement. Ils seront publiés dans des revues scientifiques à comité de lecture international. Une deuxième phase sera menée pour affiner davantage cette recherche en utilisant des mesures physiologiques avancées telles que l’analyse des niveaux de stress hormonal et l’électroencéphalographie.

Dr Marion Trousselard et Dr Céline Ramdani – Institut de Recherche Biomédicale des Armées